Une tribune pour les luttes

Petit journal antinucléaire sur l’actualité de Fukushima et d’ailleurs

Compilation d’informations du 28 mai au 3 juin 2012

Article mis en ligne le lundi 11 juin 2012

Dimanche 27 mai 2012, additif :
MediaPart : Le 6 mars 2010, la télévision italienne RAI a diffusé des images d’un reportage de la BBC et du Guardian portant sur les conséquences probables de bombardements US « particuliers » en 2004 sur la population civile de Fallujah pendant la guerre en Irak. Il s’agirait de nouvelles armes, des produits enrichis en uranium "appauvri"couplés à d’autres "trouvailles" bactériologiques mises au point par les chercheurs de l’armée US.
Les médecins irakiens ont enregistré dans les deux derniers mois, de décembre 2009 et janvier 2010, des taux de 95/1000 de malformations graves touchant le coeur des nouveaux-nés, soit un taux 15 fois plus élevé qu’en Europe.
D’autres malformations congénitales et dont l’origine pourrait être mise en relation avec une irradiation des foetus pendant la grossesse ont été constatées. Il s’agit de malformations touchant toutes les parties du corps : la colonne vertébrale (type spina bifida), les extrémités (pieds, mains), les membres (type thalidomide), la tête,
l’abdomen.
Il est aussi question de l’apparition de cancers, dont des leucémies (fréquemment rencontrées dans les endroits irradiés). L’administration US nie, fait tout pour interdire l’accès à Falluja, essaie d’empêcher toute étude scientifique.
Le Docteur Chris Busby, un scientifique américain, directeur de Green Audit et secrétaire scientifique du comité européen sur les risques liés aux radiations [European Committee on Radiation Risks] a cherché à en savoir plus. Le professeur Busby a publié beaucoup d’articles sur les radiations, sur l’uranium et la contamination dans des pays tels que le Liban, le Kosovo, Gaza et naturellement l’Irak. Sa recherche porte sur 721 familles de Fallujah, vivant aussi bien dans des zones à niveau élevé de rayonnement que dans des zones à bas niveau. Les résultats ont été comparés à un groupe de contrôle vivant dans une zone non radioactive, au Koweit, en Egypte et en Jordanie.
Les conclusions sont accablantes :
- le taux de leucémie chez les enfants est 40 fois plus élevé depuis 2004.
- le taux de cancers du sein est 10 fois supérieur à ce qu’il était avant 2004.
- le taux de leucémies chez les adultes est 10 fois supérieur à ce qu’il était avant 2004.
En raison de la "fragilité génétique" des garçons (qui n’ont qu’un chromosome X), le nombre de leurs naissances a fortement décru. Ils sont morts pendant la grossesse (avortement) ou à la naissance. Les filles, elles, survivent mais présentent ces graves malformations dont nous venons de parler.
Ces caractéristiques sont exactement les mêmes que celles observées après Tchernobyl ou Hiroshima. Nous savons tous que radioactivité et grossesse/enfance ne font pas bon ménage. On essaie de réduire au maximum les examens radiologiques chez les femmes enceintes. Les effets toxiques de l’uranium ont été étudié chez les animaux.
Ils sont tout à fait comparables à ce que l’on a trouvé à Falluja : toxicité foetale et embryonnaire chez la souris ; effets tératogènes (observation d’individus "monstrueux") à doses plus élevées, avec mort de l’embryon exposé.
Ce qui s’est passé à Falluja doit sans doute être rangé parmi des catastrophes causées par le nucléaire. Avec, derrière, très probablement, une volonté délibérée de nuire. Insupportable. (Attention, photos terribles)
http://blogs.mediapart.fr/edition/n...
Lundi 28 Mai 2012 :
Fukushima Diary : Le gouvernement japonais abandonne l’idée de décontaminer uniquement avec des moyens nationaux. Il a décidé d’inviter un groupe d’environ 30 compagnies américaines spécialisées dans la décontamination, fin juin.
GEN-4 : même si les autorités Japonaises font quelques pas vers des sociétés civiles américaines dans le domaine de l’immense chantier de décontamination du pays, le Japon refuse toujours une intervention
internationale directe. Cette intervention avait été réclamée par plusieurs scientifiques, des politiques, des diplomates et 72 associations japonaises qui estimaient que la précarité de la situation des piscines de
combustible par exemple, étaient de nature à induire d’éventuels dangers qui dépasseraient probablement très largement les frontières du Japon.
Ainsi le Sénateur US. Ron Wyden évoquait le problème des piscines de déchets de Fukushima comme “un problème pouvant affecter la sécurité nationale des Etats-Unis”. Refus poli mais net de l’opérateur, qui sera nationalisé dans moins d’un mois. L’explication de ce refus prolongé d’assistance internationale tient peut-être à la perte de souveraineté possible sur des installations nucléaires stratégiques ; autrement dit, ne surtout pas laisser les Américains - ou d’autres - introduire leurs mains un peu trop en profondeur dans le cambouis nucléaire Japonais.

Mardi 29 Mai 2012 :
Scoop-It : électricité à la demande.Suite à la catastrophe de Fukushima , des nouveautés font leurs apparitions.
Ainsi dans le domaine de l’énergie éolienne, la fourniture d’électricité à la demande en l’absence de vent est désormais possible grâce au système conçu par la société américaine "General Compression". Elle a placé un compresseur d’air dans la partie supérieure de l’éolienne. L’énergie produite pendant la nuit pourra donc être revendue dans la journée.
Scoop-It : Depuis l’arrivée de la pollution radioactive en provenance du Japon, le laboratoire d’analyses de l’ACRO – en partenariat avec Greenpeace France – effectue des contrôles en différents endroits du territoire français. L’objectif final est de savoir si la chaîne alimentaire pourrait être affectée. Le niveau de contamination de l’herbe et du lait est régulièrement examiné.
Première analyse entre le 25 et le 31 mars 2011, quelques jours après l’arrivée des masses d’air contaminées en provenance du Japon : présence d’iode radioactif (iode-131) dans l’herbe de certains lieux ,
et augmentation de la contamination de l’air.
Deuxième analyse le 3 avril 2011 : présence d’iode radioactif (iode-131) sur pratiquement l’ensemble du territoire français avec des niveaux supérieurs à ceux mesurés lors de la première campagne. Du césium
137 a également été détecté dans le couvert végétal à des concentrations qui restent cependant faibles.
Troisième campagne de prélèvements du 8 au 10 avril 2011 : très large étendue géographique des retombées. Tous les prélèvements effectués révèlent la présence d’iode radioactif (iode-131) mais qui commence à diminuer. Du césium-134 et du césium 137 sont détectés dans deux échantillons.
Quatrième campagne du 3 au 26 mai 2011 : l’iode-131 n’est plus détectée ; le césium-137 est encore présent sur certains sites.
Cette contamination, aussi faible soit-elle actuellement, n’est pas normale et ne doit pas être banalisée. En effet, avant la catastrophe de Fukushima, on ne trouvait ni iode 131, ni césium 134, ni césium 137 dans
l’herbe en France.
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semaine22

P.-S.

compil faite principalement à partir des sites Internet suivants :
Le Blog de Fukushima : http://fukushima.over-blog.fr/
Fukushima Diary (en anglais) : http://fukushima-diary.com/
Scoop-It : http://www.scoop.it/t/fukushima-inf...
Et aussi :
AIPRI : http://aipri.blogspot.com/
Aweb2u : http://aweb2u.free.fr/dotclear/
BistroBar : http://bistrobarblog.blogspot.fr/
Blog de Paul Jorion : http://www.pauljorion.com/blog/
GEN-4 : http://www.gen4
MediaPart : http://blogs.mediapart.fr/

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