Une tribune pour les luttes

Ni valise ni cercueil, les Pieds-noirs restés en Algérie après l’Indépendance

Article mis en ligne le mardi 5 juin 2012

Approches Cultures et Territoires invite Pierre Daum à presenter son livre Ni valise, ni cercueil : les Pieds-noirs restés en Algérie après l’Indépendance.

Le 5 juillet 1962, l’Algérie devient indépendante. 600 000 pieds-noirs ont déjà pris le chemin de l’exil, mais 400 000 restent. Au 1er janvier 1963, plus de 200 000 Européens et Juifs ne sont toujours pas partis, tentant le pari de l’Algérie algérienne. Ceux-là, qui les connaît ?

C’est vingt à trente ans plus tard seulement, dans le contexte des années de guerre civile, qu’ils se sont rapatriés. Pierre Daum est allé à la rencontre de ceux qui, au lendemain de l’indépendance, n’ont choisi "ni la valise ni le cercueil".

« Aucune étude approfondie n’avait jusqu’à présent été entreprise sur le sort des Européens et des Juifs restés en Algérie après 1962. Le livre de Pierre Daum constitue dès lors une grande première », affirme Benjamin Stora dans sa préface de l’ouvrage.

Conférence le jeudi 7 juin 2012 à 18h30
Cité des Associations - Salle Phocéa
La Canebière (tramway Canebière-Garibaldi, métro Noailles)
Pierre Daum est un journaliste et un auteur. Il a déjà publié un premier livre, Immigrés de force (Actes Sud, 2009), sur les travailleurs indochinois de la Seconde Guerre mondiale.

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3 Messages

  • Le 4 juin 2012 à 10:22, par

    Cahiers de Mille Bâbords :

    Conférence organisée à Mille Bâbords le 6 avril 2001

    L’AUTRE FACE : "Européens" en Algérie indépendante

    Intervention de HÉLÈNE BRACCO

    • Le 4 juin 2012 à 10:43, par

      Documents
      Mémoires d’Européens restés vivre en Algérie après l’indépendance
      Hélène Bracco

      Texte intégral

      http://afas.revues.org/44

      Plan
      Une histoire encore peu connue
      Des archives fermées
      La mémoire nécessaire et multiple
      Une mémoire soumise à critique
      Mémoires de la clandestinité
      Mémoire encodée et mémoire de la honte

      Une histoire encore peu connue

      1En 1993, j’ai proposé à la commission doctorale à Aix-en-Provence un sujet intitulé " Les Européens qui n’ont pas quitté l’Algérie à son indépendance". Je voulais comprendre pourquoi ils y sont restés, quelles ont été les raisons de leur choix, comment ils y ont vécu jusqu’à ce jour. Je suis allée chercher cette autre face de l’Histoire dont on ne parle pas, étant moi-même issue de deux pays qui ont accédé à leur indépendance, c’est-à-dire le Maroc où je suis née, et l’Algérie où se trouvait l’autre partie de ma famille. Pour ma famille, et dans les deux pays, il était impensable de rester vivre dans un pays "arabe" qui prenait son destin en mains. En 1956, et en 1962, elle a donc gagné la France, et j’ai vécu ces deux exils. C’est pourquoi quand j’ai appris que des Européens étaient restés en Algérie, j’ai voulu aller en interroger sur place. J’ai aussi rencontré des gens ici, qui étaient resté en Algérie mais qui étaient venus en France depuis peu de temps. (Je ne dis pas qu’ils sont "rentrés" en France, la plupart n’y étant jamais venus auparavant.) Je suis allée en Algérie en 1993, accompagnée de mon mari, à une époque où le début de la guerre civile avait commencé.(...)

      Le fonds sonore constitué par Hélène Bracco a été déposé à la phonothèque de la MMSH. Les enquêtes sont consultables sur place après contact avec l’enquêteur. Les notices sont accessibles sur la base de données de la phonothèque :

      http://phonotheque.mmsh.univ-aix.fr

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