Une tribune pour les luttes

Communiqué du 22 juin 2011

AGREXCO prend l’eau !


Article mis en ligne le vendredi 24 juin 2011

http://www.coalitioncontreagrexco.net/node/75

Les difficultés financières de l’entreprise coloniale sont maintenant du domaine public (cf divers articles en fin de communiqué ) : 14 millions d’€ de pertes, vague de licenciements prévues, désaffection de partenaires commerciaux annoncées… Le flibustier qui avait soudoyé l’administration politique de la région Languedoc-Roussillon et tenté d’acheter la paix sociale au prix de mensonges n’est plus économiquement ni financièrement crédible !

La Coalition contre Agrexco qui œuvre sur le territoire européen pour bouter hors des ports et des aéroports cette entreprise coloniale se réjouit que les affaires de cette firme agro alimentaire dépérissent.

Modestement, mais avec fierté elle rappelle que la campagne de boycott des produits Carmel-Agrexco lancée dans le cadre de la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions France n’est pas sans lien avec cet affaiblissement de la structure financière de l’entreprise Israélienne qui spolie les intérêts des paysans et du peuple palestinien tout en mettant à mal les paysans européens.

- La Coalition contre Agrexco appelle à amplifier les actions coordonnées de boycott sur tout le territoire dans le cadre d’actions non violentes et cela conformément aux décisions du premier forum européen tenu en début de mois à Montpellier.

- Elle rappelle au Conseil régional du Languedoc Roussillon que cette entreprise, par constat d’huissier du 25 janvier dernier a été mise en défaut sur la véracité des documents d’importation et que le soupçon de fraude (dissimulant le crime de guerre) systématiquement organisée est prouvé.

- Elle demande avec fermeté une nouvelle fois au Conseil Régional LR de revoir sa position, d’abandonner immédiatement son soutien à cette firme et de refuser dès aujourd’hui l’accès au port des bateaux d’Agrexco.

- Par ailleurs la Coalition continuera d’actionner l’outil juridique qui œuvrera alors tant à l’encontre de cette société coloniale que de ses partenaires .

22 juin 2011


DANS LA PRESSE ÉCONOMIQUE :)

(Traductions JPP-CCIPPP)

Agrexco fait face à une sévère épreuve financière

http://www.freshinfo.com/index.php?s=n&ss=nd&sid=53706

L’exportateur israélien Agrexco a révélé une perte de quelque 70 M de shekels (14,2 M€) en 2010 sur un chiffre d’affaires de 2,5 milliards de shekels (508 M€).

Les résultats suivent l’annonce récente que le coopérative agricole Granot, première centrale régionale d’achat d’Israel et un des principaux fournisseurs de citrons et d’avocats pour Agrexco, transfère ses volumes d’exportation au groupe rival Mtex.

Il est reconnu que le directeur d’Agrexco David Bondi, qui a rejoint la compagnie fin 2010, est inquiet de la situation actuelle et a déjà commencé à conduire une réorganisation majeure, d’après Fruitnet.com. La réorganisation verra une réduction de personnel d’environ 150 employés - soit environ 30% du personnel total - par des licenciements et des retraites anticipées.

D’après le site financier israélien The Marker, la restructuration comportera aussi une réduction du nombre des partenaires étrangers avec lesquels la compagnie travaille et une consolidation de sa logistique en Israel et à l’étranger.

Cependant, d’après un article dans Mashov Haklaut, la perte de Granot pourrait n’être que la part émergée de l’iceberg, d’autres producteurs attendraient apparemment leur paiement final de la saison pour étudier des options d’exportation alternatives. Certains pensent aussi que les producteurs de fleurs travaillant actuellement avec Agrexco pourraient être sur le point de créer leur propre société d’exportation.

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Agrexco recherche un règlement de sa dette

http://www.globes.co.il/serveen/glo...

Une baisse de notation et une montée des pertes signifient que l’exportateur de produits agricoles contrôlé par le gouvernement ne peut pas payer ses dettes.

Aviv Levy, 20 juin

La compagnie d’exportation agricole sous contrôle gouvernemental Agrexco cherche un règlement de sa dette après avoir perdu 33 M€ en 2010, conduisant à un déficit de fonds propres de 13 M€. Les porteurs d’obligations doivent se réunir jeudi pour considérer une demande de remboursement immédiat de 32 M€ (150 millions de NIS).

Le gouvernement possède 30,3 % d’Agrexco et contrôle son conseil d’administration. Le Agricultural Marketing Board possède 55,3 % et Tnuva Food Industries Ltd. détient 11 %. La majeure partie des exportations de la compagnie part au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, en Hollande et dans les pays d’Europe de l’Est. Ses marques principales sont Carmel et Alesia. Elle a des liens commerciaux avec 2200 producteurs en Israël, et exporte 400 000 t de produits par an.

Étant donnée la condition financière d’Agrexco, Midroog Ltd. a rétrogradé les obligations de la compagnie de A3 au statut d’obligations pourries B1 avec une perspective « négative ». La rétrogradation signifie que la compagnie sera probablement incapable de repayer ses dettes en totalité.

Les pertes Agrexco ont conduit son commissaire aux comptes à attacher un avertissement de viabilité au rapport financier de la compagnie. Le commissaire, comme Midroog, dit que la capacité d’Agrexco à repayer ses dettes « dépend en partie de la conversion de prêts à court terme en prêts à long terme, et dans la conclusion d’un accord avec ses obligataires ».

Fin 2007, Agrexco a proposé des obligations non négociables aux investisseurs institutionnels. Le bilan de cette dette est de 32 M€, et la dette financière de la compagnie est de 83 M€, avec des réserves de cash de moins de 10 M€.

Les signes de la détérioration d’Agrexco sont apparus plus tôt ce mois-ci, quand l’administrateur des obligations, Ziv Haft, a annoncé que la compagnie n’avait pas soumis son rapport financier pour 2010, si bien que les administrateurs ne pouvaient pas évaluer la capacité de la compagnie à satisfaire ses engagements.

D’après les chiffres que Midroog a associés à sa rétrogradation, le revenu d’Agrexco en 2010 a été stable à 489 M€. Toutefois, une perte de parts de marché, la crise dans les pays de l’eurobloc, un euro affaibli et des problèmes climatiques en Israël ont conduit à une perte opérationnelle de 13,7 M€ sur les affaires courantes.

Une source du marché d’exportation agricole a dit aujourd’hui que, l’an dernier, Agrexco a été abandonné par de nombreux cultivateurs, et que sa part de marché domestique est tombé à moins de la moitié.

Agrexco a aussi rapporté une perte exceptionnelle de 16,7 M€, principalement sur des amortissements sur avances payées pour l’assurance des produits agricoles. La compagnie a aussi fait une provision de 2,6 M€ pour effacer des impôts différés.

En avril, Midroog a rétrogradé les obligations d’Agrexco de A2 à A3, à cause de l’érosion des résultats de la compagnie pour la première moitié de 2010. La compagnie prédisait une perte opérationnelle de 2,1 M€ et une perte nette de 6,5 M€ pour 2010, sa perte opérationnelle réelle a été 25 M€ et la perte nette 33 millions.

Agrexco a répondu : « La compagnie a changé de direction il y a six mois. La nouvelle direction a trouvé que la compagnie opérait avec une structure mal accordée avec la réalité de ses affaires, conduisant à un hiatus entre la structure de ses dépenses et ses revenus ».

En décembre 2010, le gouvernement a injecté 55 millions de NIS dans Agrexco, dans le cadre d’un plan de restructuration en amont d’une privatisation prévue, basée sur une décision du gouvernement en 2008. Pour la privatisation, Kesselman & Kesselman pwc Israel estimait la valeur d’Agrexco a 600 millions de NIS. Kesselman & Kesselman n’étaient pas disponibles aujourd’hui pour commenter.


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